Les bienveillantes

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Le malveillant
Thursday, Décembre 20, 2007, 04:32 PM - Lecture

Les bienveillantes

 

Jonathan Litell

 

e pavé

 



Monsieur le Docteur Aue (Ah ouais : certainement pas !) est un officier allemand, SS, dont les amours incestueuses avec sa soeur en ont fait un homosexuel.

Les grands thèmes sont :

  • Rabâcher les sempiternelles excuses et justifications de ces lâches assassins (« le n'avais pas le choix »), se défausser de sa culpabilité sur les autres (« le conducteur du train était aussi coupable que moi ») ;
  • Mélanger le sang des innocents à la peste brune, à la merde, aux délires scatologiques d'un désaxé mental ;
  • Monter un système logique de fausses explications pour dissimuler la réalité historique, celle de la haine forcément auto-destructrice. Il arrive ainsi à justifier la priorité donnée aux trains de déportation de juifs sur ceux des soldats allemands blessés ou même sur ceux de munitions pour le front ;

Comme toujours, le lâche (je ne peux pas écrire « héros ») tente de banaliser son action dans le cadre de la shoah qui devient ainsi une opération de police et de lutte anti-partisans demandée par la Verhmacht.

Et pour bien aguicher et et étaler sa culture, il saupoudre le tout d'expressions et de grades germaniques rarement traduits comme d'autres utilisent de soi-disant mots anglais pour bien montrer qu'il sont "up to date " ou "in". Et  s'il y a une traduction, on peut penser qu'elle provient d'un programme informatique qui traduit « VergeltungsWaffen » par « armes de rétribution » au lieu de « arme de représailles » (page 737).

Mais la seule question qui vaille d'être posée est celle de savoir si l'auteur est conscient des dégâts que cette prose peut causer ou s'il est simplement rendu stupide par un ego développé pour étaler une culture mise en fiches au point d'en oublier les conséquences de ses écrits.

Il fallait bien à une telle oeuvre de dissimulation des thuriféraires faciles à trouver dans le microcosme pédant  de la Littérature Française. Que penser des jurés du Goncourt, de ceux de l'Académie française qui distribuent ainsi leur prix avec leur honneur.
Le pire est toujours possible. La preuve en est apportée par ces hommes politiques et  ces fonctionnaires allant au devant des désirs de leur maîtres pour accorder à l'auteur la nationalité française sans qu'il la demande « pour avoir contribué au rayonnement et au développement de la culture française ».